Trinidad

Le pire trajet de notre voyage ! | DE…

Vlog très différent de d’habitude, très immersif pour vivre avec nous l’intégralité (ou presque..!) de ce trajet épique ET interminable !
On avait envie de rentrer dans le bassin amazonien bolivien – réputé très beau et bien moins cher que côté péruvien et pour cela nous devions passer par une étape incontournable : Trinidad !
Cette ville est la principale agglomération de l’Amazonie bolivienne mais…ne présente honnêtement pas un grand intérêt !
La place centrale immense et verdoyante, à l’allure tropicale est surement un des seuls attraits de cette ville, ressemblant davantage à une ville frontalière sans grand charme … Mais, décidés à trouver un attrait à cette ville et à rentabiliser notre journée, nous décidons de nous adonner à nos anciennes habitudes asiatiques : louer un deux roues ! Pour résumé, en 2h on aura fait le tour et ce ne fut pas franchement folichon : une lagune (Laguna Suarez) tellement moche qu’on se sera épargné la peine de la prendre en photo, et deux petits villages par lesquels on sera passé : Puerto Almacén/Puerto Ballivián qui n’ont présenté aucun intérêt si ce n’est nous montrer une partie plus pauvre de la Bolivie et avoir un aperçu du Rio Beni (fleuve).
Mais on ne perd pas le nord ! Direction notre réelle étape du bassin amazonien : Rurrenabaque ! Oui…sauf que c’est biiiiiiiien loin d’être une promenade de santé ! C’est bien simple, la route reliant Trinidad à Rurrenabaque est considérée de très loin comme LA pire route du pays – on peut mettre de 17 à 30h pour faire 400 km ! – ENJOY ! Elle est même en principe fermée en saison des pluies tellement elle est impratiquable ! En principe, une nouvelle route était censée voir le jour courant 2017 mais…c’est pas pour tout de suite visiblement !
On aura mis 11h30 pour relier Rurrenabaque – chapeau au pilote au passage ! Vu qu’il avait plu la veille, la route (enfin la route… c’est gentil ! la route de boue plutôt oui !) était littéralement une piste de boue où on aura fini par s’embourber (bah oui fallait bien s’y attendre !) et où tous les hommes (dont Léo) auront mis la main à la pâte (et auront eu un bain de boue en sus’ ) afin de tenter de nous dépêtrer de ce merd* ! Peine perdue, un 4×4 sera finalement venu à notre secours pour nous « tracter » 🙏 (on a bien cru qu’on allait finir par dormir ici à force ! ) – en manquant d’arracher notre pare-choc arrière au passage !
Après toutes ces péripéties, un passage de barge en mini-van – où on s’est demandé comment on a fait pour ne pas couler vu la rapidité à laquelle l’eau rentrait dans la « barge » – nous voilà arrivés en soirée à Rurrenabaque ! YES !
Samaipata

Treks et extraterrestres ! | SAMAIPATA [Vlog#105]

Samaipata est le lieu de départ de plusieurs treks dans la forêt tropicale, raison pour laquelle nous nous y sommes rendus.
Après avoir discuté avec un groupe de français qui revenaient d’un trek avec la compagnie « Chane Tours » et qui nous en ont fait de très bons retours, on a décidé de réserver avec eux – en plus, c’était une des agences les moins chères !
C’est donc motivés comme jamais, et en compagnie de notre copain Fabien rencontré à notre guesthouse, que nous entamons notre trek de 2jours/1nuit dans la forêt tropicale – même s’il y a un vent de folie tel qu’on a bien failli s’envoler !
Les paysages sont magnifiques pour la plupart, il n’y a rien à redire mais que dire de notre guide…?!

Vous l’aurez compris, on ne recommande absolument pas l’agence Chane Tours. Notre guide était plus intéressé à mâcher des feuilles de coca et à nous parler de ses infidelités que de nous apprendre des choses ! Il « traçait » et marchait droit devant lui sans jamais se retourner et ne s’est préocuppé à aucun moment de si on suivait bien derrière.. on s’est retrouvé un peu « perdus » à de nombreuses reprises sans que celui-ci ne s’en inquiète ! Bref, il n’avait aucune envie d’être là et nous l’a bien fait savoir.

J’étais, quant à moi, pas franchement rassurée par les lieux – surtout le soir à la nuit tombée, et encore davantage dans la tente…
Bref, je n’ai quasi pas dormi de la nuit à imaginer les bêbêtes en tous genres qu’ils pouvaient y avoir un peu partout à l’extérieur – le guide nous a en plus grandement mis en confiance en nous disant qu’il y avait des nids de boas au dessus de nous – en sachant en plus qu’il y a des jaguars dans le parc ! Autant vous dire que la plupart des gens rêvent d’en voir mais pas moi…surtout en trek !
Je priais pour qu’on ne croise pas le chemin d’un et…mes prières furent exaucées !

On a trouvé les paysages splendides, même si traverser des « mini-rivières » fut un peu répétitifs à force, mais nous aurons été grandement insatisfaits de notre guide (il a même voulu nous faire « sauter » un repas ! Sympa en plein trek non ?!). Faites donc attention à l’agence que vous choisissez et ne visez pas forcément la moins chère ! – ce qu’on mettra en application par la suite croyez nous !

Samaipata c’est avant tout une petite bourgade paisible de 9700 habitants (dont pas mal d’étrangers ou d’expats il faut l’avouer !) dans laquelle on s’est senti bien, très bien même, à tel point qu’on y est resté bien plus longtemps que ce qu’on avait prévu !
Je crois même que c’est à cette étape précise que j’ai vraiment commencé à « aimer » la Bolivie car, pour être totalement honnête, j’avais un peu de mal à apprécier le pays avant cette étape…

Nous avons commencé notre découverte du village par un refuge d’animaux – on a adoré leur initiative, d’autant qu’ils « embauchent » des volontaires qui, en échange de leur travail, sont logés gratuitement sur place.
On vous conseille d’aller y faire un tour si vous êtes dans le coin, ne serait-ce que pour saluer leur belle initiative.

Direction ensuite les cascades de Las Cuevas ! On a A-DO-RÉ ! Les lieux sont juste idylliques tellement ils sont merveilleusement bien entretenus et que dire de la beauté des cascades ?

Dernier arrêt à Samaipata avec les ruines de El Fuerte : mondialement connues puisque des visiteurs du monde entier se rendent à Samaipata dans le seul but de gravir la colline et d’admirer ces vestiges pré-incas, inscrits bien entendu au patrimoine mondial de l’Unesco.
On va être honnêtes : cet endroit offre une vue saisissante sur la vallée et les environs mais les ruines ne nous auront pas franchement laissé rêveurs – question de sensibilité très certainement !
Ce fut malgré tout une chouette balade à travers les ruines, que l’on aura appréciée, d’autant qu’on a eu super beau temps.

Torotoro

Sur les traces des dinosaures ! | COCHABAMBA &…

Une fois remis de nos émotions, nous partons à la découverte de la ville de Cochabamba et ne mettrons pas longtemps avant de nous rendre compte que celle-ci est cruellement dénuée de charme et ne présente pas de grand intérêt touristique ! Quelques églises retiendront notre attention (et encore…! ), le Palacio Portales – palais à l’européenne du baron de l’étain Simón Patiño témoignant de l’âge d’or de l’exploitation minière en Bolivie – ET surtout le Cristo de la Concordia. Cette immense statue du Christ qui se dresse sur le Cerro de San Pedro (2800m) est la plus haute du Monde ! Eh oui, nous aussi on croyait que c’était celui de Rio au Brésil…mais non ! Elle le dépasse de 44 cm ! La vue à 360 degrés sur la ville et la vallée mérite le détour (malgré un brin de pollution il faut le dire ! )… surtout que le téléphérique ne coûte rien : alors pourquoi s’en priver ?!

Le marché La Cancha, gigantesque, chaotique et pittoresque, dont la traversée peut relever du défi pour les agoraphobes, nous aura permis de pouvoir contempler les femmes boliviennes avec leurs vêtements traditionnels qu’elles conservent avec beaucoup de charme…

Direction ensuite le Parc National de Torotoro – mais pour cela il fallait déjà survivre au trajet en mini van depuis Cochabamba avec une route en très mauvaise état, où on est secoué de toutes parts… et c’était sans compter un chauffeur bolivien se croyant sur un circuit de Formule 1 !

Le Parc National de Torotoro est réputé être l’un des parcs nationaux les plus remarquables de Bolivie : un cours pratique de géologie à grande échelle ! Cependant, afin de protéger les merveilles géologiques du parc, toute excursion en dehors du village doit obligatoirement se faire avec un guide… et ça on aurait pu s’en passer (surtout que ce sont davantage des « accompagnants » qui traçent que des guides désireux de t’apprendre quelque chose…) ! Ceci dit, impossible de passer outre – on a donc partagé les excursions avec un couple de suisses très sympathiques, ce qui nous aura permis à tous de faire des économies (surtout que rien que l’entrée du parc nous avait déjà coûté 12€/pers – ce qui est TRÈS cher pour le pays !).

La première demi-journée, nous avons pu observer de nombreuses empreintes de dinosaures bipèdes et quadrupèdes, herbivores et carnivores, du crétacé (de -145 à -65 millions d’années). Toutes les empreintes se sont inscrites dans un sol meuble, plus tard solidifié en argilite. Elles ont ensuite été soulevées et inclinées par des poussées tectoniques.
Honnêtement, je (Marine) ne suis pas une grande fan de la période des dinosaures mais c’était assez impressionnant de voir ces énormes empreintes ayant survécu au temps !
Nous sommes ensuite partis à la découverte du Canyon de Torotoro : un canyon spectaculaire de 250m de profondeur – bon, comparé à d’autres canyons, notamment le Grand Canyon on repassera quand même…mais bon !
On aura ensuite descendu un escalier de 800 marches pour nous mener à El Vergel (qu’il aura ensuite fallu remonter ! on aura cru littéralement mourir !) – là aussi, l’effort n’a pas franchement été récompensé et on aura été un peu déçus de la mini cascade sans grand intérêt.

La deuxième journée fut SPORTIVE et bien plus intéressante ! Randonnée et escalade à travers les beaux paysages de la Ciudad de Itas (avec de belles petites grottes!) et séance de spéléologie dans la caverne de Umajalanta! A l’intérieur de cette grotte, on peut découvrir de belles stalagmites et stalactites tout en alternant escalade et faufilage puisque de nombreux passages se font en rampant dans des endroits plus qu’étroits – claustrophobes s’abstenir ! Bref, on se salit, on rampe, on manque de rester coincés par moments, on descend à la corde.. on s’éclate quoi !

On aura bien aimé notre escapade à Torotoro , il y a du choix dans les excursions et elles sont toutes plutôt complémentaires (même si le canyon peut sembler quelque peu « ridicule » à côté de certains homologues américains voire même français !). En revanche, les guides ne sont pas franchement de grande qualité.

Potosi

Une Tour Eiffel 🗼 en Bolivie ! | POTOSI…

Potosí, inscrite au Patrimoine Mondial de l’Unesco, culmine à plus de 4000 m d’altitude et est surtout célèbre pour son Cerro Rico, un « mont riche » rempli d’argent.

La ville fut fondée en 1545 dès la découverte du précieux minerai (l’argent) et pendant près de 4s beaucoup d’espagnols parvinrent à s’enrichir grâce à cette précieuse ressource quand d’autres, des milliers d’esclaves indigènes et africains, perdirent la vie à travailler dans les mines dans des conditions effroyables et insoutenables : travail par roulement de 12h sous terre sans voir la lumière du jour et ce durant 4 mois, mangeant et dormant dans les mines… On estime que durant les 3 siècles de période coloniale 8 millions d’indigènes et d’africains périrent dans des conditions atroces… !

Le filon commença pourtant à s’épuiser au début du 19ème siècle et la ville sombra alors dans le déclin et sa population dans la misère. D’autres minerais tels que le fer, l’étain et le plomb commencèrent à être extraits, toujours dans des conditions abominables, mais la ville ne se remit jamais complètement…
Au jour d’aujourd’hui, on extrait essentiellement du zinc et du plomb même si l’extraction d’argent demeure à petite échelle.

Il faut savoir qu’aujourd’hui encore, beaucoup de travailleurs meurent par accident (notamment la dynamite !) ou suite à l’inhalation de produits chimiques, de gaz nocifs ou de silicose à cause de l’exposition prolongée à la silice et à l’amiante. Le travail est effectué à l’aide d’outils archaïques à des températures variant de valeurs négatives (dues à l’altitude!) à près de 46 degrés en fonction des niveaux !!
L’attrait touristique de Potosí réside essentiellement dans la visite d’une mine et à la rencontre avec les mineurs. Nous avons choisi, quant à nous, de ne pas faire cette « visite » pour des questions éthiques et morales. Comment visiter ces lieux où tant de gens ont travaillé/travaillent et sont morts/meurent dans des situations effroyables ?! Cela nous semblait s’apparenter davantage à du « voyeurisme » sans compter que bons nombres d’accidents ont eu lieu lors de visites : explosions, chutes de pierre… (n’oublions pas que les agences font d’ailleurs signer une décharge aux clients avant que ceux-ci pénètrent dans les mines).
Certains voyageurs « justifient » leur visite des mines en disant que c’est très intéressant et instructif d’échanger avec des (anciens) mineurs (qui sont maintenant des guides), qu’on en apprend énormément sur leurs conditions de vie et de travail…certes ! À chacun de faire ses choix en son âme et conscience comme on dit…et nous avons fait notre choix !

Sucre est sans aucun doute la plus belle ville de Bolivie 😍, et est d’ailleurs considérée comme telle, mais elle est aussi le coeur symbolique de la nation. Outre le fait que l’indépendance du pays y fut déclarée, Sucre demeure la capitale constitutionnelle.
Celle-ci est essentiellement connue pour son architecture coloniale magnifiquement préservée👌, ses belles églises 💒 et ses bâtiments construits autour de jolis patios 🌴 qui lui ont permis d’être inscrite au Patrimoine Mondial de l’Unesco en 1991.
On a adoré cette ville 😍 et on y est d’ailleurs restés plus longtemps que prévu, tout simplement parce que nous adorions l’ambiance et le charme qui s’en dégageaient !
Vous pourrez remarquer un lieu pour le moins singulier dans la vidéo : celui du cimetière général. Les boliviens ont un rapport particulier à la mort et très différent de celui que nous pouvons, nous européens, avoir. Ils « fêtent » leurs morts et leur rendent très souvent hommage et visite – c’est ainsi que les cimetières sont de réels lieux de vies où se regroupent énormément de boliviens. Ils ne sont pas considérés comme « froids » et austères comme chez nous et ne sont donc pas « évités » mais plutôt « animés » 😊. En tant que touristes, c’était intéressant de connaître les rites et coutumes pratiqués dans la plupart des pays d’Amérique latine.
En total décalage, on a pu y voir des énormes mausolées de richissimes familles coloniales à côté d’autres tombes totalement délaissées…

Tupiza

Le Far West bolivien 🐎 🏜 ! | TUPIZA…

Ça y’est ! Nous voilà de retour en Bolivie !

Notre première étape fut la petite ville de Tupiza, perchée à quasiment 3000 m d’altitude, qui sous son rythme de vie plutôt paisible a un cadre digne du Far West américain avec ses pentes parsemées de cactus, ses paysages désertiques, ses rochers aux multiples couleurs ou encore ses canyons miniatures sortis tout droit des films américains !

Pour souligner encore davantage le côté Far West américain, il est d’usage de partir à la découverte des environs lors d’une virée à cheval mais…sachant que ce n’est toujours pas trop mon truc (et qu’on voulait aussi économiser de l’argent et ne pas avoir à faire une excursion avec d’autres touristes) on a décidé de parcourir la région à pied.
Le moins qu’on puisse dire c’est que la chaleur aride et étouffant, l’air sec et l’altitude ne nous ont pas facilité la tâche mais on était ravis des superbes paysages rencontrés !

Salar Uyuni

Une sacrée aventure ! | SUD LIPEZ & SALAR…

Nous voilà en Bolivie !
Eh bien oui ! San Pedro de Atacama étant situé tout au nord du Chili, à la frontière bolivienne, il est un point de départ de prédilection vers des paysages juste époustouflants se situant dans le sud de la Bolivie : le Sud Lipez !
En plus de ça, Marie avait hyper envie de se faire une petite excursion en Bolivie pendant son séjour avec nous : on a donc pas trop hésité !

C’est par un réveil bien matinal avec un départ à 4h du matin que nous débutons notre petit trip de 4 jours en Bolivie !
Région reculée et 4×4 obligent, nous optons pour une excursion organisée.

Au prograle de cette aventure : température polaire, mal de l’altitude, nourriture infecte (la base en Bolivie paraît-il), logements très sommaires sans chauffage ! (on est en hiver hein pour rappel quand même ici !), sanitaires sans eau chaude, routes cabossées à gogo…

Mais ce petit trip bolivien c’était surtout : des paysages magiques à base de lagunes et de flamants roses, de volcans majestueux, des canyons impressionnants, des heures de routes sur le plus grand désert de sel au monde : le fameux Salar d’Uyuni, un lever de soleil magnifique dans un froid polaire au sommet de la Isla Incahuasi (petite île recouverte de cactus et perdue au milieu du Salar de Uyuni), la prise de nombreuses photos où on a joué sur la perspective (comme tout bon voyageur qui se respecte dans le Salar de Uyuni !), une nuit insolite dans un hôtel de sel, un coup de coeur pour des lamas tout mignons, des étendues à perte de vue ET surtout une expérience exceptionnelle partagée entre nous !

Et restez jusqu’à la fin car, en bonus, on vous donne toutes nos impressions sur ce petit trip bolivien : ce qu’on aura adoré, un peu moins aimé, nos regrets et ce qui fut un peu plus difficile.